Ce qui est assez amusant avec les foires d’art contemporain c’est la frénésie qui les accompagne. Il ne s’agit pas uniquement de découvrir les artistes ou d’acquérir leurs œuvres, il s’agit avant tout de s’amuser. Les anglo-saxons sont bien sûr passés maitres dans l’art de mixer les deux.
La journaliste et critique d’art Judith Benhamou-Huet le résume magnifiquement. Extraits :
« « Acheter de l’art contemporain, c’est le summum du Lifestyle », explique Lorenzo Rudolf, à l’origine de la foire d’Art Basel Miami Beach (…) « A l’heure actuelle, poursuit-il, l’élite mondiale n’est pas constituée de gens qui ont le savoir, mais de personnes qui ont de l’argent associé à un certain goût qui s’exprime par l’art.
Collectionner, c’est comme avoir une médaille du mérite de notre époque ». Mais le rendez-vous le plus chic du genre est la Biennale de Venise, en juin. Pour Lorenzo Rudolf : « A Venise, on ne vient pas pour voir l’art contemporain mais pour regarder les autres et se montrer. Des palais, des fêtes privées. C’est le site idéal pour le nouveau lifestyle de l’art contemporain. »
Tous les membres de ce club élitiste se retrouvent la semaine suivante pour consommer lors de la foire Art Basel. Le « lifestyle » implique aussi des achats qu’on montrera bientôt, sur ses murs… »
*Art Business (2) de Judith Benhamou-Huet – Editions Assouline - 2007
Et si vous vous laissiez aussi porter par « the contemporary art beat”?